Partager l'article ! Les MUCADEC (Mutuelles Camerounaises d'Epargne et de Crédit): Les MUCADEC, Mutuelles Camerounaises d'Epargne et de Crédit, sont un réseau ...
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Les MUCADEC, Mutuelles Camerounaises d'Epargne et de Crédit,
sont un réseau de coopératives de micro-finance (1ère catégorie), soutenu par le Centre International du Crédit Mutuel (CICM) de France (voir page dédiée Le Centre International du Crédit Mutuel ) et bénéficiant d'un partenariat technique avec
l'ong française Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD) (page dédiée L'IECD ). Ce réseau, créé en
avril 2009, fait suite à un partenariat entre ces deux structures et une autre, locale, la MDIC. Partenariat arrêté à l'amiable à cette date.
Et cela donne un certain nombre d'avantages, dont le plus visible est la participation active à la vie de
la Caisse via l'Assemblée générale des sociétaires, ou la représentation directe de ces derniers, avec le Conseil d'administration, regroupant des membres élus par leurs pairs parmi les membres
de cette Caisse, pour être plus particulièrement attentif à la gestion de la Caisse. Ceci se vit véritablement, notamment dans le Comité de crédit, où les administrateurs élus contrôlent et
codécident avec les organes opérationnels les différents dossiers de crédit.
à ceci doivent venir s'ajouter des considérations en termes de formation, de suivi personnalisé et d'accompagnement, etc. C'est en totale adéquation avec le but du CICM, car c'est
aussi cela le mutualisme : une vision humaniste de la banque. De ce point de vue, micro-finance ne signifie pas finance "au rabais", mais finance pour tout le monde, du plus nanti au plus humble,
du plus riche au plus modeste. L'objectif est de n'exclure personne, avec la conviction que cette vision est la plus à même de contribuer au bon développement des individus en particulier et de
la société en général.
" L'objectif du CICM, en créant les mouvements mutualistes d'épargne et de crédit, est de contribuer au mieux être des populations des pays en développement.
Au-delà de l'impact direct sur les personnes et les familles, son action génère des effets économiques et sociaux sur le pays.
Les impacts économiques
Les conséquences les plus visibles des actions des réseaux du CICM sont d'abord micro-économiques.
La bancarisation permet d'augmenter le bien-être des sociétaires. C'est vrai pour les agriculteurs, les commerçants, les artisans et les professions libérales qui voient augmenter leur capacité à financer des activités sources de nouveaux revenus.
Mais c'est également vrai pour la mère de famille qui peut bénéficier d'un prêt scolarité pour acheter quelques cahiers à son enfant sans avoir à choisir entre cet investissement éducation et la nourriture quotidienne de sa famille sur la période.
L'épargne est sécurisée et le recours à l'usure, qui pesait fortement sur l'endettement des populations n'est plus nécessaire.
L'opportunité offerte par les réseaux de gérer l'épargne et d'obtenir des crédits a un impact pédagogique sur les sociétaires : ils apprennent à adopter une attitude de prévoyance et à sélectionner leurs dépenses.
Sur un plan sociologique le principe
mutualiste implique les sociétaires dans la gestion de leur caisse locale. Ils savent que c'est leur épargne qui est prêtée aux autres sociétaires et que le non remboursement de crédits aura des
conséquences négatives sur l'ensemble des sociétaires.
La croissance des réseaux mutualistes d'épargne et de crédit permet de financer et de développer localement de nouvelles activités économiques et donc de générer de nouvelles richesses sans faire appel à des aides extérieures. La définition même du développement durable.
Les partenariats établis par chaque réseau avec des organisations locales d'appui et de conseil aux micros activités permettent aux sociétaires de bénéficier d'un soutien précieux pour consolider et pérenniser leur activité.
L'effet cumulé du crédit et du conseil facilite le passage de certaines activités informelles vers le secteur formel. Au final c'est un renforcement de la structure économique des pays qui se profile.
L'action des réseaux mutualistes a également un impact macro-économique au niveau régional. Les synergies établies entre ces réseaux et des organisations d'appui aux petits entrepreneurs ont des effets d'entraînement sur l'environnement économique des caisses locales.
La valorisation de l'épargne collectée, le financement des activités de chaque village peuvent participer au ralentissement de l'exode rural. Tout cela contribue à la création d'emplois locaux et pose les jalons d'une société plus équilibrée.
Les impacts sociaux
L'appartenance d'un individu à un mouvement qui lui accorde sa confiance contribue à son épanouissement personnel. Elle lui offre la
possibilité de donner son avis sur les activités communes, d'accéder à un statut d'acteur qui lui procure une certaine reconnaissance.
La possession d'un livret d'épargne dans les milieux les plus pauvres restaure fierté et dignité. Cette notion de dignité tient d'ailleurs une place importante dans la philosophie mutualiste.
La sécurisation de l'épargne et son traitement confidentiel permettent parfois au sociétaire d'échapper aux pressions et sollicitations familiales. Il se sent plus libre. La solidarité familiale est en soi admirable mais elle peut avoir un effet paralysant quand elle s'applique sans discernement.
La gestion d'un budget, individuel ou familial, amène les sociétaires à sortir d'une logique de survie, pour se placer dans une perspective qui consiste à épargner ou à investir aujourd'hui pour assurer les revenus de demain. Les pratiques mutualistes ont des effets importants sur le système de valeurs d'une population.
L'organisation et le fonctionnement électif des réseaux mutualistes ont un impact sur l'organisation sociale, en sensibilisant les populations sur le concept de démocratie. En ce sens, le système mutualiste est susceptible de contribuer à la montée en puissance de la société civile si souvent évoquée et souhaitée par les organisations internationales.
Né à l'occasion d'une famine frappant l'Allemagne du milieu du XIXème siècle, le mutualisme bancaire s'est développé avec succès en Afrique. Au Sénégal et au Congo il a même constitué les réseaux leaders de la banque de proximité. Plus récemment implanté en Asie du sud-est, il est entré en phase d'expansion.
La formation donnée aux cadres qui en prennent les rênes en pleine autonomie est garante de sa pérennité. Ils ne sauraient oublier les finalités sociétales initiales de leurs mouvements dont la banque n'est qu'un moyen. "